L’économie de combustibles fossiles permettrait de lutter contre le changement climatique et de faire économiser des milliards aux Ontariens

Mar 27th, 2019 12:02 PM

L’intensification de l’économie d'énergie entraînerait de grands avantages nets environnementaux, économiques et pour la santé

TORONTO, le 27 mars 2019 - Le gouvernement provincial fait grimper les factures d’énergie, la pollution atmosphérique, les répercussions sur la santé et les émissions de gaz à effet de serre de plus en plus importantes en créant des conditions qui accentuent l’utilisation de combustibles fossiles, affirme Dianne Saxe, commissaire à l’environnement de l’Ontario, dans son dernier rapport. Le rapport de 2019 de Mme Saxe sur les progrès liés à l’économie d’énergie, intitulé Un Ontario en santé, heureux et prospère : Les raisons pour lesquelles nous avons besoin d’économiser l’énergie, montre les nombreux avantages pour la population, le climat et l’économie qu’entraîne l’économie d’énergie visant à réduire l’utilisation de combustibles fossiles.

Soixante-quinze pour cent de l’économie de l’Ontario dépend des combustibles fossiles aux fins de production d’énergie, principalement le gaz naturel pour le chauffage et l’essence et le diesel pour le transport. Cette dépendance s’accompagne de lourdes conséquences économiques, environnementales et pour la santé. De 2010 à 2015, l’Ontario a dépensé environ de 16,8 à 24 milliards de dollars chaque année pour l’importation de combustibles fossiles comme le pétrole brut, les produits pétroliers et le gaz naturel. L’utilisation de ces combustibles pollue l’air, nuit à la santé humaine et aggrave le changement climatique. La plupart des combustibles sont gaspillés.

« Si nous augmentions notre efficacité énergétique de seulement 10 pour cent, les Ontariens pourraient économiser de 1,6 à 2 milliards de dollars chaque année », affirme Mme Saxe. L’économie d’énergie rentable réalisée au moyen de technologies existantes réduirait la consommation d’énergie des consommateurs et des entreprises jusqu’à 30 pour cent.

Ensemble, l'économie d'électricité et de gaz naturel pourrait maintenir les coûts bas et atteindre la cible du gouvernement qui vise à réduire la pollution atmosphérique de 3,2 mégatonnes d'émissions de gaz à effet de serre. L'Ontario profite d'un surplus d'électricité seulement une partie du temps, et ce surplus s'estompera en grande partie lorsque la centrale nucléaire de Pickering fermera ses portes d'ici 2024.

La source d'énergie la plus importante en Ontario, soit les combustibles du secteur des transports, et la planification inadéquate en matière d’aménagement du territoire entraînent une augmentation de la consommation d’essence et de diesel, en plus de contraindre les familles qui habitent des banlieues éloignées à effectuer de longs déplacements domicile-travail en voiture sur des routes congestionnées. La région élargie du Golden Horseshoe prévoit d'accueillir 4 millions d’habitants supplémentaires d’ici 2040, mais les changements proposés par le Plan de croissance favoriseraient une croissance mal avisée : nouvelles banlieues de faible densité et aux taxes élevées situées loin des emplois, des commerces de détail, des écoles et du transport en commun. Une telle croissance augmenterait la circulation sur les routes déjà congestionnées et ferait grimper les coûts et l’utilisation des combustibles fossiles.

Si le gouvernement respectait les pratiques exemplaires, il concentrerait la croissance dans les collectivités existantes qui ont facilement accès aux emplois, au transport en commun et à d’autres commodités. Nombre de ces collectivités disposent de l’espace nécessaire pour ajouter des logements à prix raisonnable ni trop élevés en hauteur, ni trop étendus. Les personnes qui habitent des collectivités autosuffisantes n’ont pas besoin de passer des heures sur la route chaque jour.  Elles ont la possibilité d’économiser de l’énergie et de l’argent et de passer moins de temps sur la route tout en réduisant la pollution atmosphérique et à portée climatique.

« Bien des options s’offrent aux personnes et aux municipalités, mais les règlements provinciaux favorisent la consommation d’énergie. Les mauvaises décisions et les occasions manquées d’aujourd’hui auront de lourdes conséquences pour les Ontariens, tant maintenant que dans plusieurs années. Une vision à long terme nous ouvrirait la voie à un environnement propre, à un climat supportable et à la santé et la prospérité qui en découlent, dit Mme Saxe. Pour l’instant, nous nous dirigeons droit dans le mur. »

Le rapport, intitulé Un Ontario en santé, heureux et prospère : Les raisons pour lesquelles nous avons besoin d’économiser l’énergie, est disponible pour téléchargement à l’adresse eco.on.ca/reports/2019-why-energy-conservation.



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La commissaire à l’environnement de l’Ontario est une agente indépendante de l’Assemblée législative de l’Ontario qui doit faire rapport sur les progrès gouvernementaux en matière de protection de l’environnement, de changement climatique et d’économie d’énergie. La CEO est l’agente de garde environnementale de la province et protège les droits environnementaux des Ontariens.